Le Fils Du Soleil

( Une simple rencontre peut faire basculer un destin que l'on croyait irréversible )

Voici une vraie histoire qui a été vécue par une journaliste et un médium, cette histoire n’est ni un roman, ni une fiction, mais plutôt une aventure étrange et passionnante.

 

A la suite d’un voyage en Egypte, Lucie, une jeune journaliste vient consulter Jean-Didier ; Elle est perturbée semble t’il depuis son retour en France par une entité qui d’après elle lui colle à la peau. Est-ce un rêve, est-ce son imagination qui lui joue des tours ou devient’elle tout simplement folle.

 

Au regard de sa consultation, Jean-Didier un médium très médiatique en France lui confirme bien ce fait étrange, la présence à ses côtés d’une entité d’origine égyptienne. Elle n’est donc pas folle. Pour Jean-Didier, il s’agit d’ailleurs d’un homme surnommé dans son pays " Le fils du soleil ". Cette entité recherche tout simplement à rentrer en contact avec Lucie car d’une part, son état actuel d’hypersensibilité proche de la médiumnité lui permet de bien ressentir les vibrations des entités et d’autre part, Lucie semble être complètement impliquée dans la vie du " fils du soleil " par l’intermédiaire d’une de ses vies antérieures.

 

Après sa consultation et sur les conseils de Jean-Didier, Lucie arrive à prendre contact avec cette entité par le biais de l’écriture automatique. C’est alors que le fils du soleil va lui dicter pendant des semaines le témoignage de la réalité de la vie après la mort et de l’existence des vies antérieures. Et s’il a choisi Lucie et Jean-Didier pour s’exprimer aujourd’hui, ce n’est pas par hasard, c’est tout simplement parce qu’il sont tous les deux directement impliqués dans son histoire.

 

Premier chapitre :

 

1869 : Femme ; un mot qui a poursuivi Hamed (le fils du soleil) tout au long de son existence. Il n'a jamais su parler aux femmes. Elles lui faisaient si peur avec leurs voiles dissimulant la pureté de leurs visages. Leurs regards, lui rappelaient sans cesse qu'en Egypte, l'amour n'était pas accordé si facilement. De plus, il détestait les femmes de son pays... Et pourtant, lui l'enfant du soleil il attendait que l'amour lui donne la force de relire le coran car il avait besoin d'une main complice pour retrouver la foi. En attendant, chaque nuit, il s'endormait en imaginant une femme près de lui.

 

Septembre 1871 : Les premiers soldats britanniques posaient le pied en Egypte. Hamed s'apprêtait à faire son premier métier. Serveur au "Fontana Hôtel", quand il aperçut sur la place Ramsès une calèche avec à son bord, celle qui durant des années, le soir en s'endormant lui avait fait battre son cœur en secret. Et aujourd'hui devant lui, cette créature à l'allure dévergondée et insouciante au milieu des hommes riait aux éclats. Ses cheveux blonds comme les blés étaient dissimulés sous un casque colonial. C'était la première fois, qu'il rencontrait une femme sans voile certainement d'origine étrangère. Et la, ce fut le coup de foudre...

 

Pensionnaire du "Fontana Hôtel", il ne tarda pas à la revoir et à la suivre comme son ombre. Jusqu'au jour où devant l'hôtel, il l'a surprit en conversation avec deux hommes qui lui proposaient de se rendre à Guizèh aux pieds des pyramides. Seul problème, à cette époque pénétrée dans la demeure des ancêtres était un crime sévèrement puni par la loi. Hamed voulu alors empêcher Ann de commettre l'irréparable. Mais, bloqué par son service, il arriva trop tard, puisque la garde officielle avait déjà détecté leur présence et fait prisonnier Ann et ses deux amis.

 

Alors en preuve d'amour et sous l'impulsion de la colère des Dieux déchaînés, le fils du soleil fini par délivrer Ann de ses gardes au péril de sa vie en les poignardant avec rage et violence.

A partir de ce moment précis, la vie d'Hamed allait complètement basculer. En effet, il ne pouvait plus retourner au "Fontana Hôtel" et devait absolument disparaître. Alors Mohamed, un ancien confident d'Hamed, accepta de le caché pendant 4 jours avant le départ d'Ann et de John vers Assouan.

 

Ann et John devaient aller dans le sud pour explorer le temple d'Abou-simbel et rencontrer les habitants de l'île Eléphantine afin de tenter de connaître la légende des éleveurs de felouques. Après un long voyage, ils arrivèrent à Assouan chez Ali Ben-Azir, un homme riche, ami de d'Ann et de John.

 

Deuxième chapitre :

 

Un mois après la première expédition sur l'île Eléphantine, Ann continuait à amasser des informations sur les habitants de l'île, pendant que John et Peter, son ami égyptologue, exploraient les temples avoisinants. Hamed, n'en voulait pas à John de souiller la fierté de son pays, puisqu'il savait que ses intentions n'étaient pas de piller ces trésors. Il cherchait simplement à comprendre le secret des Dieux.

 

D'ailleurs pour se protéger des Dieux, Ali Ban-Azir avait remis à John et à Peter une bague qui attirait la sympathie des esprits invisibles, la "bague de ré". Mais, c'était sans compter sur certains esprits malveillants...

 

Le 22 avril 1871, sans le savoir Peter narguait les forces du mal en voulant étudier le mystère de la dune maudite. Ce soir là, Ann avait décidé d'aller marcher seule ... Quand Hamed sentit comme un malaise, une sensation de peur effroyable suivit d'une voix venue d'ailleurs qui lui murmurait :

"La mort est là, tout près..."

S'est alors qu'Hamed se rendit compte que Peter avait perdu possession de toutes ses facultés mentales et qu'il avait décidé sous l'emprise de la malédiction de la dune maudite, d'étrangler Ann avec un foulard. Par surprise, Hamed entraîna Peter dans le Nil pour se battre. A la suite, d'un combat acharné, le fils du soleil délivra sa princesse de son agresseur, mais par la même occasion, Hamed venait de noyer Peter. Il savait maintenant que les justiciers du soleil empêcheraient Peter de roder autour de ses parents protecteurs.

 

Sous le choc Ann passa plusieurs jours difficiles. Tout le monde, pensait que cette mésaventure l'avait rendue malade. Mais après, un examen médical, Ann attendait un enfant. Quelle surprise !

 

Au cours, d'une petite fête pour célébrer la bonne nouvelle, Ann fini par annoncer qu'elle voulait rentrer en Angleterre pour attendre la naissance de son enfant. Chose qu'Hamed avait malheureusement pressenti depuis quelques jours.

 

Alors, après son départ en Angleterre, Hamed devint tout naturellement l'employer d'Ali Ben Azir par reconnaissance pour lui, mais aussi par amitié pour Ann et John.

Après 3 longs mois d'attente, Hamed finit par recevoir enfin la première lettre d'Ann lui apprenant que le bébé se portait bien. Cette lettre, il la relisait chaque soir avant de s'endormir. Parfois, quand il ne trouvait pas le sommeil, il en discutait avec Ali Ben Azir devenu, avec le temps, son maître spirituel.

 

Il passait d'ailleurs tous les deux, des nuits entières, à refaire le monde où à retracer toutes les étapes difficiles de leurs vies...

 

Puis un jour, Ali Ben Azir organisa une chose particulière et fantastique pour Hamed. Il programma une rendez-vous avec Méhalir, une très jeune habitante de l'île Eléphantine. Au moment de cette rencontre et comme par magie, Hamed entendit de nouveau une petite voix venue d'ailleurs qui lui murmurait à l'oreille :

"Nous venons de programmer ton mariage".

Même si cela semblait complètement incroyable, Hamed avait décidé de faire confiance au destin et il savait maintenant que Méhalir était elle aussi une enfant du soleil.

 

Troisième chapitre :

 

Le fils du soleil venait de recevoir une lettre d'Ann parlant de Mary, sa fille, âgée déjà de 4 mois.

Il était, de plus en plus, heureux surtout que depuis quelques mois, il ne se séparait plus de sa douce Méhalir. Ils habitaient d'ailleurs maintenant ensemble sous le toit d'Ali Ben Azir et avec sa bénédiction.

Un matin, Hamed annonça à son maître qu'il était temps pour lui de se marié car Méhalir venait d'avoir 16 ans.

 

Alors, Ali Ben Azir organisa le mariage en faisant la surprise à Hamed et Méhalir de faire venir d'Angleterre Ann, John et Mary.

 

Quatrième chapitre :

Deux années s'étaient écoulées depuis le mariage d'Hamed et Méhalir. Depuis, ils vivaient heureux sur l'île Eléphantine. Ali Ban Azir avait offert une felouque à Hamed afin qu'il puisse s'établir à son compte. La langue anglaise qu'avait appris Hamed au contact d'Ann et de John l'aidait beaucoup auprès de sa clientèle mais aussi dans ses nouvelles fonctions de guide de croisière sur le Nil.

 

Cette fois, la vie semblait bien régler, mais se n'était qu'une apparence.

Un jour, Hamed ressentit les mêmes sensations qu'il avait déjà perçu le soir de la promenade en solitaire d'Ann. Une petite voix fit également de nouveau son apparition en lui murmurant au creux de l'oreille :

"La mort est là, près de toi..."

Hamed se sentit de nouveau possédé...

En effet, il ne se trompait pas ! Quelques minutes plus tard, Méhalir lui annonçait le suicide de son maître Ali Ben Azir. Ce dernier avait apprit qu'il était atteint d'une grave maladie et qu'il n'y avait aucun espoir de guérison. Il avait préféré en finir avec la vie.

 

Mais cette mort allait sans le savoir servir de tremplin à une croyance bien spécifique :

"Celle de la vie après la mort".

Prévenu par Hamed, Ann et John firent le déplacement pour rendre un dernier hommage à leur ami de toujours. A leur arrivée, ils découvrirent qu'Ali Ben Azir avait demander qu'une réunion soit organisé après ses funérailles. Cette réunion serait un contact avec eux et le monde de l'au-delà.

 

A l'aide d'un miroir, Ali Ben Azir s'exprima ainsi :

"Ne soyez pas triste ! Je suis venu vous dire qu'il y a une vie après la mort. Je vous regarderai vivre chaque jour que vous serez sur terre. Je vous conseillerai et vous protégerai. Ann et John, vous êtes désormais des enfants du soleil. Notre Dieu tout puissant vient de vous accepter parmi les siens. Votre courage et votre volonté sont sans limités son reconnus ici. Nous sommes fiers de vous..."

 

Cinquième chapitre :

 

Six mois après la mort d'Ali Ben Azir, Méhalir et Hamed décidèrent de s'accorder leur premier grand voyage en Europe. A force de contempler, les peintures exposées dans le grand salon, ils rêvaient de découvrir enfin ces paysages lointains et surtout de faire une surprise à Ann et John. Il était vrai que l'héritage d'Ali Ben Azir leurs avaient donnés maintenant la possibilité de vivre autrement.

 

Le 28 août 1875, le bateau quitta le port d'Assouan en direction d'Alexandrie avant de prendre le chemin de l'Angleterre. Le 6 septembre 1875 le navire largua ses amarres dans le port de Liverpool. Hamed et Méhalir prennaient immédiatement le train en direction de Manchester.

 

Dès leur arrivée à Manchester, Hamed et Méhalir se dirigèrent directement chez Ann et John.

Les retrouvailles étaient heureuses et la joie partagée par tous. Même l'esprit d'Ali Ben Azir était au rendez-vous.

 

John était si fier d'Hamed qu'il lui demanda d'essayer de lui rédiger un article sur les conditions des esclaves en Egypte... Cet article était si bon, qu'il marqua les premiers pas d'Hamed dans le monde du journalisme.

 

Sixième chapitre :

Trois semaines plus tard, John avait engagé Hamed comme reporter stagiaire. La plupart de ses articles étaient publiés mais il préférait travailler chez Ann et John car il ne supportait pas le stress de la salle de rédaction. De son côté, Méhalir veillait sur Mary, la fille d'Ann, pendant que sa maman écrivait un nouveau livre.

 

Le 11 octobre 1875, Hamed, Méhalir, Ann et John décidèrent de faire un voyage vers la France à bord d'un paquebot effectuant la liaison transmanche.

 

En arrivant en France, Ann se souvenue qu'elle avait suivi vers l'âge de 18 ans des cours de sociologie pendant 3 ans à Paris. Ses parents, l'avaient placés dans une famille d'accueil ou elle avait pu apprendre correctement le français. Mais l'escale parisienne était de courte durée, puisque l'objectif final était la "villa del sol" à Nice.

 

En arrivant sur place, Hamed ressentit encore de fortes angoisses qui l'envahirent. Il entendit de nouveau cette petite voix qui lui murmurait :

"Fuyez la Villa del sol ! L'âme de ceux qui m'ont assassiné règne encore derrière ces murs ! Ils sont là pour vous faire du mal à vous aussi ! Partez vite. Suivez mon conseil je suis votre ami..."

Il s'interrogea alors sur le sens de ce nouveau message en provenance de l'au-delà.

Tant de questions restaient sans réponses pour Hamed!

Pourquoi ? Maintenant, Ann et John ressentaient-ils, eux aussi cette présence invisible ! Une seule certitude, Hamed, n'était plus le seul à percevoir la présence des justiciers du Soleil.

En voulant en savoir un peu plus sur la Villa del sol, Ann finit par en découvrir plus...En effet, un commerçant du coin, lui apprit que l'antiquaire de la ville pouvait sûrement les éclairés sur les anciens propriétaires de la villa.

 

Pendant ce temps, Ann accumulait des malaises anormaux et finit même par perdre connaissance. Elle divaguait en murmurant assez régulièrement " Ne me quittez pas".

Cette situation, créa alors chez Hamed de nouvelles angoisses et cela n'était pas bon signe. Il avait maintenant peur de s'endormir car quand il fermait les yeux des images horribles arrivaient dans sa tête. Il voyait l'enveloppe charnelle d'Ann quittant son corps et s'élever peu à peu vers le ciel. Son esprit finissait même par quitter son corps pour rejoindre de nouvelles sphères astrales.

 

Un matin, le diagnostic d'un médecin tomba...

Ann devait rentrer d'urgence en Angleterre pour subir des examens approfondis. Les justiciers du Soleil qui hantaient la demeure étaient parvenus à les chasser...

 

Septième chapitre :

 

Février 1876, Ann vivait à Assouan chez Hamed depuis maintenant plus de deux mois. Avant son départ, John lui avait fait rencontrer les plus grands spécialistes britanniques. Tous, avaient décelé des métastases près de l'estomac. Il n'y avait donc aucun doute sur son état de santé...

 

Pourtant, Ann décida, loin des siens, de se battre jour après jour... Et se fut avec beaucoup de courage qu'elle reprit très rapidement des forces. Quelques mois après, vu la grande amélioration de son état de santé, Ann décida de retourner à Manchester.

Le jour de son départ, une belle surprise l'attendait. Ali Ben Azir faisait une apparition demandant à Hamed de transmettre à Ann quelque chose de précieux : "Le secret du Desert".

 

Ce secret n'était autre qu'un parfum créé par ses soins. Ann devait l'utiliser jusqu'au 21 juin après l'avoir portée durant quarante jours. Puis, devant le flambeau de la sagesse, Ann devait promettre au Dieu du soleil de ne jamais le décevoir afin de pouvoir guérir définitivement.

 

Pendant ce temps, Méhalir était sur le point d'accouché. D'ailleurs, quelques jours plus tard le 21 décembre, jour de l'hiver, Méhalir donna le jour à un beau petit garçon surnommé Hamed.

 

Alors, une grande fête fut organisée chez eux. L'alcool coulait à flot et les esprits s'échauffèrent au point de créer des tensions. Suite à une dispute entre amis et sous l'emprise de la boisson, un chandelier mit le feu à leur maison. Hamed du alors se battre contre les flammes en invoquant le Dieu soleil pour qu'il l'aide à sauver son enfant, resté dans sa chambre au premier étage.

 

Après un combat féroce avec les flammes, Hamed réussit à sauver son enfant mais en contre partie, il perdit tous ses biens. Le Dieu soleil lui avait préservé son fils mais pas les biens matériels de son maître.

C'est ainsi que tout disparut en fumé emportant le souvenir d'Ali Ben Azir...

 

Une nouvelle page venait de se tourner. C'était le début d'une nouvelle vie...

 

A partir de maintenant, le Dieu soleil n'acceptait plus la présence d'Hamed sur l'île Eléphantine.

 

 

Epilogue :

 

Le Caire 1881, Hamed et sa petite famille avaient décidé de laisser tout leur passé à Assouan pour partir vivre au Caire.

Mais cette période était très trouble et la guerre faisait maintenant rage en Egypte.

 

Les événements poussèrent Hamed vers un choix difficile. En effet, John lui avait demandé d'accepter d'être son correspondant pour son journal en Angleterre. Par amour pour son fils, Hamed accepta de servir l'Angleterre.

 

Quelques mois, plus tard, des officiers britanniques lui réservaient une surprise. En signe de reconnaissance et pour service rendu à sa patrie, ils lui donnaient la possibilité de devenir résidant britannique. Par la même occasion, il reçut une lettre d'Ann le félicitant et lui demandant de venir vivre en Angleterre.

Cette histoire fantastique trouva ainsi une fin heureuse.

 

Pour finir, Hamed remercia alors Jean-Didier de lui avoir donné la possibilité en tant qu'entité de s'exprimer. Il a pu ainsi raconter sa vie et faire passer un message de spiritualité et de réalité de l'au-delà.

 

FIN

Jean-Didier

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